Carla L’Esclave

logo4Après avoir achevé de lire le dernier roman d’Eva Delambre « l’Eveil de l’Ange » dont vous trouverez la critique ici, je n’avais pas l’envie de reprendre un autre roman dont je savais qu’il me décevrai après cette dernière lecture envoutante et passionnée. J’avais eu déjà l’envie à plusieurs reprises de me replonger dans l’histoire de Léna, héroïne du deuxième roman d’Eva Delambre, l’Esclave. J’ai donc saisi cette occasion pour reprendre ce livre qui avait été ma révélation il y a presque un an.

L’histoire dans ses grandes lignes: Léna est une jeune femme avide de découvrir le monde du BDSM. Elle rêve de se soumettre. Mais pas à n’importe qui. Elle rêve de devenir l’esclave de Maître Argan dont elle connait quelques bribes de vie par l’intermédiaire de son blog. Maître Argan possède déjà d’une soumise, Diane, mais il évoque régulièrement dans ses articles son désir d’avoir en sa possession une esclave à demeure. Avide de soumission pour ce Maître qu’elle vénère déjà à travers ses écrits, Léna va prendre une décision qui va bouleverser sa vie à jamais: s’offrir comme esclave à Maître Argan…

Eva Delambre présente elle-même ce livre comme étant extrême et propose de l’envisager comme un fantasme.

Mon avis: Je l’ai adoré et dévoré lors de ma première lecture. À la deuxième ce fût différent. Je connaissais déjà l’histoire et je ne me sentais pas forcée d’engloutir les pages les unes après les autres. J’ai pris mon temps pour le savourer et ressentir toutes les émotions que faisait naître en moi cet écrit. J’ai été parfois touchée jusqu’à ressentir des picotements dans ma gorge et mes yeux. Sensations qui venaient témoigner des émois qui s’emparaient de moi à la lecture des mots d’Eva Delambre. Léna est sincèrement touchante et dotée d’une force incroyable. Jamais, même dans les scènes d’abnégation les plus dures, je ne me suis sentie offusquée ou gênée tant l’auteure sait retranscrire à la perfection ce qui peut amener une personne à s’offrir à ce point. À s’oublier. À ne vivre que dans le désir de plaire et de satisfaire son Maître.

Ce livre a été pour moi une révélation. Lorsque j’en suis devenue la propriétaire en février de l’année 2105 je débutais dans ma vie de soumise. Je me suis tant reconnue en Léna que son histoire m’avait transportée. Ce désir de soumission qui grondait en moi grandissait tant et tant chaque jour qu’il était devenu un besoin. Un besoin d’appartenance. Un besoin d’abnégation. J’étais alors en empathie totale envers cette héroïne qui décidait de s’offrir corps et âme à ce Maître. Comprenant chacun de ces choix, chacune de ses réactions. À la deuxième lecture, beaucoup de chemin avait été parcouru dans ma vie. Moi-même devenue esclave j’ai pu alors me saisir d’émotions plus fortes, plus intenses encore tant je pouvais comprendre en mon fort intérieur ce que Léna pouvait ressentir. Mais cette relecture m’a aussi permise de m’emparer des émotions de Maître Argan. Eva Delambre arrive à nous laisser entrevoir parfois les difficultés inhérentes au statut de Maître. Cette nécessité de ne pas lâcher. D’être ferme en permanence. D’être présent à chaque instant pour tenir et s’occuper de son esclave. Cette responsabilité qui lui incombe à chaque instant et qui n’est pas toujours évidente à gérer. On ne le dit et le lit que trop rarement. Le rôle du Maître est immense et très dur à endosser au quotidien. J’ai trouvé que l’Esclave laisse deviner un peu de cela.

Cette romance est un véritable hymne à l’abnégation de l’esclave pour son Maître. La plume d’Eva Delambre était déjà envoutante à cette époque. Elle est authentique, sincère. Elle nous conduit jusque dans l’extrême avec une dextérité presque déconcertante. Il s’agit d’une fiction et il est certain qu’il semble fort compliqué qu’une personne puisse vivre ainsi à jamais. Mais l’auteure arrive néanmoins à nous porter jusque là. À comprendre intimement Léna et son besoin impétueux de se soumettre et d’appartenir à son Maître à l’extrême. J’ai aimé pouvoir voir Léna assumer ce désir dévorant et progresser aux pieds de son Maître presque sans sourciller tant elle est certaine d’être à sa place. Je me suis vraiment reconnue en elle pour cela.

Conclusion: Je ne peux que vous conseiller de lire cet ouvrage. De le ressentir dans chacune de ces pages. Et de le relire pour s’emparer de toutes ces subtilités sans être dans l’urgence de connaître la suite. C’était pour moi une grande première que de relire un livre. Cela ne m’était jamais arrivé étrangement. Mais mon coup de coeur pour ce roman fût tel que cette deuxième lecture s’est imposée à moi comme une évidence.

Encore merci à cette auteure incroyablement talentueuse que je vous invite à découvrir sans attendre si ce n’est déjà fait.

Carla.

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