Carla : L’Eveil de l’Ange

logo4Je viens aujourd’hui V/vous livrer mes impressions sur le dernier livre d’Eva Delambre, « l’Eveil de l’Ange ».

Ayant personnellement une sainte horreur de lire une critique qui livre tous les détails de l’histoire (comme ces nouvelles bandes-annonces de films où, merci bien, une fois le teaser terminé il est inutile de se déplacer pour voir le film, l’intégralité de l’intrigue venant d’être délivrée), il ne faudra donc pas compter sur cet article pour V/vous fournir les éléments de cette romance. je vais cependant placer les quelques bases nécessaires à la compréhension de mon ressenti:

Suite à l’intervention de sa meilleure amie, l’héroïne de cette histoire, Solange, va accepter un emploi bien particulier dont le but est de rédiger les mémoires d’un homme. Elle va alors devenir la dépositaire des récits érotiques de cet homme, Tristan, aux goûts bien particuliers… V/vous l’avez déjà deviné, Tristan fait partie de ce monde que l’on nomme BDsM. C’est un dominant. Un Maître. Solange va très vite se sentir intéressée par toutes ses descriptions de scènes empreintes de Domination/soumission. Peu à peu, une relation singulière va se mettre en place entre elle et Tristan…

En ce qui me concerne, j’attendais la sortie de cet ouvrage avec impatience. je savais que « l’Eveil de l’Ange » serait disponible à partir du vendredi 27 novembre. Alors, le jour même je téléphonai à ma librairie pour savoir s’ils l’avaient en stock: oui! Le soir, avant d’aller dîner avec une amie soumise, je me précipitai chez le libraire pour me saisir du seul et unique ouvrage en vente dans mon kiosque. Malgré l’heure tardive à laquelle je rentrai, je me plongeai dans la lecture de ce livre tant attendu…

ma toute première impression, après lecture des premières pages, fût une légère déception… Eva Delambre N/nous a habitué, lors de ses deux premiers écrits, à N/nous confronter d’emblée à des scènes érotiques torrides. Là, il N/nous faut attendre le chapitre 4 pour enfin lire les lignes tant attendues. Néanmoins, ce petit désappointement fût vite relayé par l’enthousiasme et la boulimie de lecture. A postériori, je dirai que l’auteure semble cette fois avoir davantage posé les bases de son histoire, comme pour fonder quelque chose de plus solide, de plus résistant. Et c’est le cas. Indéniablement… On sent dans cet ouvrage une maturité plus certaine. Une méthode. Eva n’est pas juste là pour N/nous narrer ses fantasmes à la manière d’un journal intime ou de petits scénarios isolées. Non, elle nous conte une romance, une vraie. Avec un début bien ancré et de nombreux rebondissements tels que je les aime. Ceux qui N/nous surprennent et qui N/nous empêchent de fermer le livre « je sais, il est tard, mais tant pis je lis le chapitre suivant, je veux vraiment savoir… ». En somme, le premier point qui m’apparût comme une déception au début, s’est avéré être un atout par la suite, incontestablement.

Au delà de la structure littéraire plus fine et travaillée, ce qui m’a transportée dans ce livre est bel et bien la prose d’Eva Delambre. Ses mots sont justes, bien choisis, ils tombent toujours à pics. Les scènes sont décrites avec tant de détails que je parviens immédiatement à me sentir moi-même soumise à toutes ces situations obscènes et décadentes. C’est particulièrement envoûtant et addictif. Vraiment… j’arrive alors à sentir et ressentir physiquement tous ces moments décrits avec tant d’intensité et d’authenticité. Un pur délice…

Eva Delambre est soumise dans l’âme et ses écrits s’en ressentent intimement et irrévocablement. Ils sont puissants et sincères. Extraordinairement profonds. Seule une personne réellement imprégnée de cette condition peut écrire aussi justement ce que l’on peut ressentir dans l’abnégation et le don de soi. j’ai apprécié le cheminement qu’elle attribut à son héroïne. De questionnements en doutes, Solange se révèle peu à peu être soumise, parce qu’on ne le devient pas, ça, c’est une évidence. On l’est et on le découvre avec plus ou moins de facilité. Alors, si on a la chance de trouver son Maître, Celui capable de nous révéler à nous même et que l’on a la force d’accepter d’être qui est l’on est vraiment, alors on accède à des jouissances si intenses que l’on a le sentiment que personne ne peut nous comprendre. Les jouissances de l’appartenance et de l’abnégation… Eva sait, c’est une évidence, et elle le retranscrit avec une justesse et une beauté incroyable.

En lisant « l’Eveil de l’Ange », je pense que de l’extérieur (entendons pour des personnes ne vivant pas une relation Maître/soumise) il est alors possible de comprendre vraiment ce qui N/nous anime. Tristan expose, explicite, décline la nature même d’une relation Maître/soumise. Cette relation faite de dévotion, de rigueur et de contraintes où l’on ne joue pas. Non, on ne joue pas à vivre ces relations extrêmes. Extrêmes en intensité et en authenticité. Les mots posés que l’auteure attribut à Tristan reflètent si bien les bases d’un  tel investissement que j’en avais le souffle coupé. Comme suspendue aux pages de mon livre. C’est alors que je me confrontais aux dernières pages. je me disais que j’aurai aimé que cela puisse continuer encore alors que Solange enfin se trouvait… Quel bonheur de découvrir que l’auteure va N/nous faire l’offrande d’une suite à venir! Une suite que j’attends déjà avec grande impatience…

Merci à Eva Delambre pour ce livre absolument délicieux et intense de vérité.

Carla, envoutée…

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