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Trois choses que vous ne savez peut-être pas sur Devenir Sienne

1. Lorsque j’ai commencé l’écriture de Devenir Sienne, j’ignorais presque tout du BDSM, je ne connaissais même pas cet acronyme. Je racontais simplement des situations que je trouvais excitantes pour les avoir fantasmées. Arrivée à la moitié du roman, j’ai éprouvé le besoin d’en savoir plus. J’ai commencé à m’informer, à faire quelques recherches. J’ai réalisé que je parlais dans ce livre d’un monde qui existait bel et bien et que j’avais l’impression de déjà connaitre. Vous savez désormais que Devenir Sienne est le pur produit de mon imagination débridée. Une invention personnelle de mon esprit, alors vierge de tout.

2. C’est vraiment moi sur la photo de couverture ! Cette photo est issue d’un shooting que j’avais fait avant même d’envisager de publier ce livre. J’avais très peu confiance en moi à l’époque (j’ai progressé, sourire). A la base il s’agissait en quelque sorte d’une photothérapie, préconisée par mon Maître qui savait combien cette séance m’aiderait à m’accepter. Il avait raison. Je regarde souvent les photos de ce shooting comme la preuve qu’on peut renaître sous le regard d’un homme, d’un Maître dans mon cas. Utiliser une de ces photos en couverture de Devenir Sienne était alors très symbolique pour moi. Il n’y avait donc aucune velléité de m’exhiber sur papier glacé en posant à quatre pattes sur une couverture, non il s’agissait juste d’oser m’affirmer, enfin en paix avec soi-même. Je me souviens de l’émotion lorsque agenouillée devant mon Maître, je lui ai offert le 1er exemplaire de Devenir Sienne et qu’il m’a dit en me relevant le menton « je suis fier de toi, tu as réussi et cette couverture est superbe ».

3. J’ai inventé le personnage de Hantz qui selon mes lectrices est détesté ou adulé, car plus j’avançais dans l’écriture, plus j’avais envie de hardsex et de SM. Ma libido était capable d’imaginer le pire, mais le personnage principal, novice, ne me permettait pas de lui attribuer ce rôle. Comment faire pour exprimer mes envies de façon crédible ? Je me suis plus ou moins inspirée d’un Maître que je ne connaissais pas encore, mais dont je lisais les récits sur un espace virtuel où il était suivi. A la lecture de ses textes, la plupart autobiographiques, j’imaginais un Maître intransigeant, très dur et très autoritaire. De ceux qui ne jouent pas. Il transpirait de ses mots de Maître l’essence même du BDSM. Hantz pouvait naître. Depuis, ce Maître qui m’a inspirée est devenu le mien. Mon Maître, mon Seigneur, qui continue à me guider et à qui je dédie tous mes romans, chaque année.

Eva Delambre

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